Je t’aime, moi non plus…
Mon dieu quel débat…
3 pages sur le site de Varien sur le thème « Magento is going Commercial« .
Les pours, les contres, les autres. Un débat, comme souvent, plus axé sur la forme que sur le fond. Ca tombe mal, la forme c’est un domaine où Varien n’est pas réellement à l’aise.
Bien évidemment, j’ai souhaité réagir dans le forum et, sous prétexte que j’ai un logo partenaire de coller à mon nom sur le forum, j’étais le grand Satan qui censurait les posts et trahissait l’esprit de l’opensource… D’autres ont par contre parfaitement compris la logique que je défendais : si Varien ne trouve pas de monétisation de son produit et un business model équilibré, la société va mourrir et le produit avec, tout le monde y perdre, le fameu deal loose/loose.
Alors je vais redonner un point de vue plus précis ici, plus argumenté et si quelqu’un veut prendre le temps d’écrire un article argumenté pour défendre un point de vue contraire, je lui laisserai un moyen de le publier ici aussi. Une communauté, c’est avant tout du dialogue, cet avis n’est que le miens, les autres valent aussi d’être entendus.
Nous allons parler ici de la version CE : Community Edition, la gratuite et de la version EE, Enterprise Edition, la payante.
Free comme ouvert ou comme Gratuit ?
En premier lieu, Opensource, ca veut dire littéralement « sources ouvert », pas source gratuit.
La Free software Fundation décrit le mouvement du libre comme « we call it free software because the user is free ». L’utilisateur est libre… Ensuite, les mots qui reviennent sur le site sont : freedom to share, study and modify.
Au tout début, le besoin est venu par un utilisateur que sa forte pilosité du menton et son amour des éditeurs de texte a rendu célèbre. Il a trouvé qu’acheter un produit mais ne pas pouvoir l’améliorer alors qu’on en avait acquis la licence, c’était un poil abusé. Son but était donc d’amener l’éditeur à lui ouvrir le source pour qu’il puisse lui même incorporer ses fonctions manquantes.
Pour ce qui est de Magento, que ce soit en EE ou en CE, les souces sont ouverts à la lecture et à la modification, l’utilisateur est libre de modifier ce qu’il souhaite.
Rien dans tout cela n’interdit à un éditeur d’avoir deux versions en parallèle une payante et une gratuite, d’autant plus qu’un éditeur peut faire du payant, laisser l’accès aux sources à ses clients et être toujours dans cette définition.
Pourquoi diable tout le monde ferait de l’argent directement ou indirectement avec Magento, intégrateurs, freelances, utilisateurs finaux de Eshops, web agencies, hébergeurs, experts, freelances etc… et pas Varien ? C’est si génant ou choquant qu’une société qui a tant dépensé demande à avoir un retour important ou un business model plus explosif ?
Finalement les sociétés qui facturent 4 000 € d’installation de Magento (sisi) et 2 000 € la fonction de mailing 4 000 celle de backoffice etc… Ces sociétés qui n’ont pas réellement de valeur ajoutée sont les premières à hurler sur le modèle EE car vous savez quoi, le client va savoir ce pour quoi il paye… Horreur, damnation, on ne pourrait plus revendre un travail que l’on pas fait ? S’en est trop !
Un peu de recul sur l’opensource
L’arguement qui évoque que Varien ne fait plus d’opensource est idiot à plusieurs titre, le plus évident c’est qu’il est assez complexe de fermer un source qui est en langage interprêté comme Php à la vision du publique. Le système est donc dé-facto opensource puisque la compilation est quasi impossible. Ensuite, la mentalité d’origine de l’opensource, ce n’était pas forcément un combat pour le gratuit mais un combat pour l’ouverture.
Le mot Free en anglais voulant dire les deux (gratuit, free of charge ou libre), la confusion règne mais soyons clair sur ce point : à l’origine le but était de pouvoir adapter parfaitement le soft que l’on avait acheté à son usage spécifique dans l’entreprise. La logique était « j’achète un soft, j’aimerai au moins qu’il réponde à mes besoins et donc pouvoir l’adapter et donc d’avoir les sources ».
Comment vivre de l’Opensource ?
En demandant la gratuité de tout. Un développeur mange, dort, il invite aussi sa copine au resto et il a besoin de s’habiller. Avoir de l’opensource de qualité cela implique que les auteurs gagnent leur vie (et si possible bien pour encourager le mouvement).
Modèle Mu
Certains grands malins ont lancer le « modèle MU« . wordpress-mu par exemple. Je suis l’éditeur, je laisse mon soft libre mais en qualité d’éditeur je maintiens et j’héberge un grand nombre de sites qui me font confiance directement. La limite est que certaines sociétés vont se sentir en concurrence avec l’éditeur évidemment mais le modèle Mu fonctionne et se répand.
Dons
La donation peut fonctionner mais il est rare que ceux qui râlent et demandent du gratuit soient des donateurs. Cependant, n’oublions pas que les gars d’ID software, qui certe ne faisait pas de l’opensource mais bien du gratuits, se sont payés leur première Porsche avec les dons sur Wolfenstein 3D puis Doom. Carmack, Romero et leurs potes ont même acheté le parking pour pouvoir se faire des courses tranquille. (John, quand tu veux ta revanche, je prendrai la GT2 ce coup-ci)
Versions payantes et support
Parfois les auteurs font de la spécialisation de leur soft pour des clients ponctuels ou vendent du consulting. Parfois ils mettent en place un système de partenaires agréés ou même ils vendent une version Enterprise pendant qu’une autre est libre, le choix de Varien en l’occurence, probablement parce que le partenariat et le consulting ne rapportait pas assez.
Le support et l’assurance dédommagement, la responsabilité et l’engagement légal, c’est le « modèle Redhat ». C’est un moyen de conquérir les grands comptes qui doivent prouver le sérieux et les garanties apportées par un éditeur ou un produit à leurs experts comptables, commissaires aux comptes, directeurs juridiques, investisseurs, actionnaires et à la direction d’une manière générale.
Je paye donc je contrôle car indéniablement j’ai plus de poids sur un sous traitant qui vie de mes subsides que sur un groupe »monétairement détaché ».
Pourquoi Varien passe au modèle payant
Il est évident, enfonçons les portes ouvertes, que Varien est assez mauvais en com, ne publie pas sa roadmap clairement et n’a pas une gestion très smart de sa communauté. Maintenant prenons le problème qui se pose à cette société :
- Un bon produit, jeune mais prometteur, qui demande des investissements énormes
- Un support matériel, hébergement et autres coûts connexes qui grimpent pour faire face
- Un développement 100% géré en interne pour ce qui est du core
- Un environnement marché ou des sociétés profitent de Magento, vendent des développements très cher et ne partage par leurs revenus avec l’éditeur
- Tout le monde demande des fonctionnalités, personne ne veut les payer
Tout le monde veut tout gratuitement. Moi aussi d’ailleurs, mais les sociétés sont confrontées à d’autres réalités terrain… Samsung n’a pas voulu m’offrir mon portable, apple n’a pas voulu m’offrir mon Iphone, Microsoft me fait payer ses licences, les datacenters me facturent les Mégabits de bande passante et les ampères. Le monde est fou ma bonne dame…
Et au fait ? Magento ce n’est pas un système de collecte des dons ou d’organisation d’ONG ? C’est bien un système de E-commerce non ?
Avec la version Enterprise Edition, Varien n’est certe plus dans le domaine du gratuit (je n’ai pas dit libre, ne pas confondre) mais d’un autre coté, il n’y a pas de « vol » de propriété intellectuelle puisque ce qui a été développé l’a été sur l’argent de la société. De plus la version Community Edition reste, elle, gratuite et parfaaitement efficace et plus avancée que ses concurrentes.
Plusieurs points de vues s’affrontent et il serait malhonnête de ne pas citer les arguments légitimes de ceux qui ne sont pas d’accord. En premier lieu, ceux qui ont participer au débugging estiment être laisés, certains ont d’ailleurs beaucoup apporté je pense, en idées, en écrits, en feedbacks et la version Enterprise Edition (EE) ne les réjouit pas car ils ont l’impression que Varien capitalise sur leur dos. Ce à quoi on pourrait répondre qu’en contrepartie ils ont eu un bon produit gratuit, des heures d’ingénierie et que ce qui manque ne coûte qu’un faible pourcentage de l’ensemble.
Ensuite les fonctionnalités spécifiquement intégrées à la version EE fachent. En effet les utilisateurs disent que certaines fonctions devraient nativement se trouver dans Magento peut importe la version, CE ou EE. Les tickets cadeaux et autres monnaies virtualisées notamment, très utiles à de nombreux magasins, sont des features réservées à la version EE.
La version CE sera t’elle entretenue ?
Le plus gros point de doute et d’inquiétude, c’est le fait que Varien va ou non soutenir fortement la version CE (Community Edition, la version gratuite). Les clients payants sont très attractifs alors pourquoi maintenir une version CE aussi puissante et fonctionnelle ?
Eh bien pour plusieurs raisons :
- Un Fork, maintenir plusieurs versions, ca coûte très cher
- Oublier la communauté, c’est se couper de plusieurs dizaines de milliers de commerciaux indirects dans le monde qui techno évangelisent les clients et leur vendent du Magento comme la meilleure solution du monde. Du coup, le jour ou cette foulle change de chapelle, c’est la fin du produit
- La version Enterprise est intimement lié à la version C.E ne serait-ce que par les supports de Magento Connect ou la partie commune du source tree
- Laisser la version CE mourir ou stagner c’est s’assurer que les opensourcers, les contributeurs et les membres de la communauté vont aller chercher ce qui leur manque ailleurs et se couper du feedback, des correctifs, des contributions du dialogue constructif
- La majorité des clients de Magento ne peuvent se payer 8900 $ par serveur donc fournir à la majorité une version un peu périmée ne donnera pas une bonne image du produit et donc laissera la porte ouverte à la concurrence pour conquérir le marché
- En matière de technologie, les empires naissent très rapidement et peuvent mourrir tout aussi vite. Varien est assis sur une mine d’or, ils commencent à creuser mais le risque de totalement se planter et laisser un parfait terreau à la concurrence est très grand. Faire de la version CE une version au rabais est un des chemins les plus directe vers le gouffre et les personnes qui dirigent cette société m’ont l’air tout sauf idiots.
Les pièges à éviter (à mon sens)
- La communauté est formée à des usages, il est pertinent de les respecter et d’être très transparent.
- Une roadmap ca s’établie longtemps à l’avance, ca se communique et ce qui est payant ou non y est signalé avant
- La communauté ca se chouchoute car elle est un relai d’opinion vital pour le développement d’une activité soft. Elle adhère très vite et se retire tout aussi vite. Se couper de la communauté qui a lancé un produit c’est à coup sûr le tuer.
- L’ambiguïté dans la direction peut faire croire des choses qui tiennent du fantasme mais en la matières les promesses n’engage pas que ceux qui y croient et ne pas en faire donne des frissons dans le dos aux personnes dont le business repose sur Magento.
Il faut être clair et communiquer régulièrement. Les surprises sont plus généralement considérées comme mauvaises que comme bonnes et quand on se sent impliqué (à tort ou à raison du reste) on aime être avertis les premiers !
Ne pas dire ce qui est ou non dans une version ou même ce qui fera partit de la version CE ou de la version EE très clairement et largement en avance, c’est dommage. Dommage pour l’éditeur car il va devoir s’expliquer par la suite et potentiellement froisser son public mais dommage également pour les pros.
Si les développeurs et SSII doivent se préparer certains jeux de composants pour peupler la version CE, ils doivent savoir avant lesquels doivent l’être et du jour au lendemain et passer une fonction de la CE à la EE ou l’inverse peut avoir des impacts économiques.
Là où Varien à probablement commis deux impaires, c’est de rendre payant certaines fonctionnalités alors que le simple fait d’avoir un support et une responsabilité aurait suffit aux clients corporate et n’aurait pas faché la communauté.
Comme le disait avec humour Koby dans le forum de Magento Commerce, le produit et sa communauté ont eu leur première dispute d’amoureux. C’est assez proche de la réalité je crois.
Modèle de facturation
Le payant une sinécure ? Pas si sûr…
Soyez certain que lorsque vous payez, vous êtes exigeant. Très exigeant. Pour 8900 $ / serveur, ce sera plus que de l’exigeance, ca va toucher au harcèlement, tout devra être juste parfait, sans aucune faille, erreur, oubli. C’est un travail colosalle et les clients seront sans pitié.
Ce qui passait avec la communauté ne passera pas avec la version payante.
Imaginez la scène, la version 1.4.5.33420.13042 vient de sortir, il y a un bug dans les templates.
CE : Hum dites les gars, c’était encore pas très frais comme version, mon site est en vrac.
Varien : désolé, on fixe ca, vous aurez le correctif demain matin.
EE : Bonjour, vous avez sortit un update de merde, mon site est foutu, vous me devez 200 000 € de dommage et intérêts, 2 M€ de perte de CA pour la journée, vous êtes grillé sur le marché, je résilie le contrat, voici le numéro de nos avocats et vous pouvez laissez les clefs de votre voiture sur mon bureau. Allez, au revoir.
Varien : Euh…
La facturation au serveur
C’est assez infernal de trouver un modèle, il faut bien le reconnaitre. En l’occurence la facturation se fait au serveur Web frontal, de production (donc hors redondance et hors base de données). Varien à pensé que, comme la démocratie qui est la moins mauvaise des formes de gourvernance, ce modèle serait le moins mauvais compromis.
Mais… En tant qu’infogérant, je peux vous dire que c’est un bazarre à gérer. Si j’ai préféré faire une infrastructure à 3 serveurs plutot qu’à deux, mon client doit payer 8900 $ de plus ? Et pour un énorme serveur mutualisé on ne paye qu’une licence pour 200 sites ? Un chassis de 16 lames c’est un serveur ou un 16 ? Quid de la virtualisation ? Et un cluster ca se compte comment ? Sans compter qu’en matière d’hébergement, croyez moi on pourrait faire croire à un seul serveur frontal alors qu’on a une ferme derrière, ca ne se verrait même pas…
Magento est gourmand, même avec le flat catalog, ca reste une solution qui nécessite beaucoup de puissance quand le nombre de visiteurs grimpe. La version EE est faite pour les grands comptes qui ont de facto de gros trafic et donc de facto plusieurs serveurs. Certes Varien ne compte pas les serveurs de bases de données mais tout de même…En plus un client ou une web agency peut penser que son site tournera sur deux serveurs mais si l’infogérant lui en conseil trois pour de valables raisons, ca fait 9k$ de dépenses supplémentaires, qui le client préfèrera croire ?
Bref ce modèle n’est pas parfait, loin de là. Mais puisque seulement critiquer ne sert à rien, voici une proposition :
On se base sur un nombre de V.U / jour (Visiteur Unique par jour) pour déterminer la facturation. On multiplie par 3 la valeur si le site est B2B et non B2C (moins de clients mais plus de CA) et on facture la licence de manière lissée par mois. Ainsi chacun est facturé en fonction de son trafic et donc de son CA.
« EE version will bring us all to the next step ! »
Ce sont les mots de la bouche même de Roy.
Nous avons déjeuné récemment ensemble et je m’ouvrais à lui de ce point précis de la facturation au serveur, des coûts et de l’approche de Varien. Amit (le VP sales de Londres) était de la partie également.
Le maître mot était : on va tous monter en gamme. Les grands client corporate qu’on ne pouvait pas toucher avant, vous pourrez les adresser et nous aussi. La version EE, c’est la montée en gamme de tout le monde autour de la table, le moyen de grossir de traiter des marchés jusque là inaccessibles !
On verra bien si l’avenir lui donnera raison ou non mais à n’en pas douter le sujet sera remis sur la table lors de Bargento 2 et Roy nous redonnera sa façon de voir les choses !
mai 12th, 2009 at 10 h 08 min
Philippe,
Encore une fois un très bon article.
Il est clair que payer la licence au front me semble aberrant. Par contre, il serait intéressant de payer au nombre de base installées, quelque soit le modèle de réplication ou haute dispo utilisé. Si j’ai une base de Dev, de recette et de prod, ça me fait 3 licences. Par contre, si je veux mettre 10 frontaux avec 1 proc quad core plutôt que un seul gros serveur avec pleins de cœurs (tant pis pour la sécurité !, je préfère me payer un site de secours plutot que de dépenser mon budget pour des licences) Varien ne s’y retrouvera pas.
Facturer le support à la base, ne semble pas exagéré et peut aussi être intéressant pour les prestataires hébergeurs. Comment vous allez faire pour vendre du support si vous mutualisez les frontaux ? Est ce qu’une licence de support peut être partagée ? Pourquoi ne pas facturer aussi à la boutique ? Si j’installe Magento pour une boutique ou pour gérer 10 boutiques, est ce que ça doit être le même prix ?
La facturation au serveur Web me semble le plus mauvais choix.
Ne serait il pas plus simple de trouver un moyen de financer un peu tout ça avec les modules additionnels ? Par exemple la version EE = CE + modules payants. Les développeurs des modules reversent une partie de leurs revenus issus des modules à Varien. Je crains que la mise en place de la version EE dans le mode de facturation actuelle limite les ardeurs des développeurs à partager leurs code.
Vivement le 2 juin au Bargento 2 !
mai 12th, 2009 at 12 h 16 min
Je ne sais pas si c’est une si mauvaise idée de facturer au serveur frontal. On le sait, Magento est gourmand en ressources de serveur frontal, donc c’est assez logique. Plus il y aura de trafic (donc potentiellement plus de CA généré), plus il sera nécessaire d’ajouter des serveurs frontaux pour supporter la charge. Je ne sais pas si ma réflexion est correcte, je ne suis pas hébergeur, mais la logique ne me semble pas déconnante. On peut effectivement imaginer plusieurs boutiques Magento EE (à trafic moyen) sur un seul serveur (1 licence) qui partageraient les frais de la licence. Au plus on a de serveurs frontaux (haute dispo, …), au plus on est proche d’une installation d’un site web (e-commerce bien sûr) à gros trafic et donc au plus le CA généré doit être élevé, donc les moyens de payer des licences EE… Non ?
Pour ma part, en tant que membre de la communauté, j’aimerais voir certaines fonctionnalités EE passer dans la version CE dans les prochains mois, quand Varien proposera de nouvelles fonctionnalités EE. Ça ne me choquerait pas de voir des fonctionnalités sortir en exclu dans la version EE, puis qqes temps + tard dans la version CE. Je ne pense pas que ça soit compliqué à mettre en oeuvre. Qu’en pensez-vous ?
Vivement qu’on puisse en discuter avec Roy et Yoav au bargento !
mai 12th, 2009 at 13 h 02 min
C’est plein de commentaires pertinents tout ça. Il est important de savoir que Varien ne facture pas les serveurs de redondance, les hot/cold standby sont donc éliminés de l’équation. Par contre j’aime bien l’approche des V.U par jour car c’est parfaitement indépendant de la topologie de développement, de l’infrastructure matérielle et ca représente directement le succès du site. Ca fait aussi un cout de licence proportionnel. De plus un partenaire hosting peut donner ces valeurs à Varien donc il y a une bonne visibilité ou même il est possible d’avoir un tag, comme celui de google analytics, pour tracker le nb de visiteurs qui soient à intégrer aux pages quand tu es en EE version.
novembre 9th, 2009 at 9 h 22 min
Bonjour.
Vous citez la FSF, l’open source. Mais vous qui avez l’air au courant de la chose, la licence Open Source N’est pas une Licence libre puisqu’elle ne permet pas la liberté du projet de bout en bout comme le défini justement la Free Software Foundation (et notamment le barbu dont tu parles). Un logiciel ne peut être libre si on a la possibilité à un moment ou un autre de dire « ca je le diffuse » et « ca je le garde pour moi » (ce que permet la licence open source…).
novembre 10th, 2009 at 18 h 40 min
Je suis d’accord, le débat n’a pas été au bout, il n’est pas toujours cohérant et ce n’est pas facilité par Stallman dont l’approche actuelle tient plus du sectaire que d’une réelle volonté d’adapter les usages dans le monde du logiciel.